Le WACC, qui est reconstitué à partir de données de marché, représente le coût moyen pondéré du capital (CMPC ou WACC en Anglais, également appelé le coût du capital) et se détaille de la façon suivante :

  • Coût des capitaux propres : Il intègre un taux sans risque et une prime de risque systématique (prime de risque multipliée par le coefficient Bêta propre au secteur). Une prime de risque spécifique au pays ou à la taille de l'entreprise doit être intégrée le cas échéant (ex : Casino retient un WACC de 33,4% pour son activité au Venezuela et intègre donc une prime de risque pays significative).
  • Coût de la dette : Il s'agit du taux sans risque auquel un spread est ajouté afin de tenir compte du risque intrinsèque de la société. Le spread doit refléter les conditions actuelles du marché.

Le WACC doit en principe être calculé avant impôt. Il est admis de déterminer la valeur d'utilité à partir des flux de trésorerie calculés après impôt en considérant un WACC après impôt.

Les WACC utilisés pour chaque société peuvent différer d'une société à l'autre au regard des divergences de certains paramètres, tels que le niveau d'endettement. Ceci étant, les principaux paramètres utilisés pour déterminer les WACC sont souvent des données de marché. Ainsi, le « rendement minimum attendu » ne devrait pas être sensiblement différent pour une même activité (ex : le poids de la dette nette cible est généralement déterminé à partir de l'observation des comparables du secteur).

Dans le cadre de la détermination de certaines statistiques et afin de déterminer des valeurs comparables entre elles, nous avons retenu uniquement les WACC utilisés pour des zones géographiques homogènes (France et/ou Europe) et après impôt, qui est l'hypothèse la plus courante (54% des sociétés communiquent un taux après impôt, 15% un taux avant impôt, 17% un taux sans précision particulière et 14% sans mention du taux).

Le tableau ci-dessous récapitule les WACC moyens utilisés en 2008 et en 2009 par les sociétés du SBF120 (indice de février 2011) pour les secteurs les plus représentatifs : voir article magazine des affaires publié sur le site Afival.fr.

Nous observons que le WACC moyen utilisé par les sociétés du SBF120 (hors banques et assurances) est en baisse entre 2008 et 2009 puisqu'il passe respectivement de 8,8% à 8,4% ; cette tendance concerne la plupart des secteurs. A titre de comparaison, le WACC moyen observé dans le cadre des offres publiques de 2010 (AMF) ressort à un niveau plus élevé : le WACC moyen identifié dans le prix d'offre publique est de 10,4% et celui des experts indépendants en charge d'en apprécier le caractère équitable est de 9,5%).

Les WACC les plus élevés (>10%) résultent généralement de la prise en compte d'un risque pays spécifique ou d'une activité nouvelle (énergies nouvelles, activités web...). Les WACC les moins élevés concernent généralement des activités régulées (ex : activités régulées EDF). D'une manière générale, les activités « BtoB » présentent un « rendement minimum attendu » plus important » (ex : Wacc téléphonie particulier à 7,5% contre 8,5% pour la téléphonie entreprise chez France Telecom).

Article paru dans le Magazine des Affaires.